Coréanie 1 & 2

Coréanie est un pays imaginaire, un territoire entre deux rives : France et Corée du Sud. Un endroit qui n’est ni l’un ni l’autre, mais qui emprunte aux deux — leurs images, leurs codes, leurs souvenirs. C’est une façon de parler de la double culture, de l’entre-deux, de ce lieu intime où l’on se construit avec des fragments parfois opposés… et pourtant complémentaires.

Deux tableaux, deux pôles

Le projet se déploie en deux aquarelles pensées comme un diptyque :

  • d’un côté, le sud, l’archipel, la douceur, l’appel de la mer — avec Jeju comme horizon mental ;

  • de l’autre, le continent, les montagnes, une présence plus minérale, plus verticale.

Tout se joue dans la tension terre / mer, chaud / froid, rouge / bleu — comme un rappel des forces naturelles qui structurent la Corée : la montagne partout, l’eau jamais loin. Les cadres eux-mêmes entrent dans ce langage : l’un rouge avec une palette plus froide, l’autre bleu avec une palette plus chaude. Une inversion volontaire, comme pour dire que l’identité n’obéit jamais parfaitement aux cases qu’on lui assigne.

Masques, émotions, apparences

Les personnages portent un masque : l’un semble joyeux, l’autre triste… mais rien n’est certain. Parce que dans la vie aussi, il arrive que le sourire cache une fatigue, et que la gravité protège une joie plus profonde. Les apparences deviennent alors un jeu de miroirs : on lit un visage, puis on comprend qu’on regarde surtout nos propres projections.

Cette dualité fait écho à ce qui anime Coréanie : une identité double, parfois contradictoire, souvent riche — un équilibre instable, vivant, humain.

Bois, pierre, habitat intérieur

Même les lettrages participent à la narration : pierre d’un côté, bois de l’autre. Deux matières, deux façons d’habiter le monde. La pierre évoque ce qui résiste, ce qui s’ancre, ce qui survit au temps. Le bois raconte plutôt le souffle, le passage, l’organique — quelque chose qui vit, qui craque, qui se transforme.

Au fond, ces deux tableaux cherchent à mettre en forme : l’habitat, l’être, les sentiments. Pas comme des certitudes, mais comme des paysages intérieurs.

Une invitation

Ce diptyque n’impose pas une réponse : il propose une résonance. Entre terre et mer, entre rouge et bleu, entre ce qu’on montre et ce qu’on ressent, Coréanie appelle le spectateur à faire un pas de côté… et à se demander, lui aussi, de quel pays imaginaire il est fait.

  • Taille

    Cadre 63,5x37cm Oeuvre 40x16cm

  • Caractéristiques

    Papier Arches 300g - Aquarelles et Feutres

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