Dates : Du 4 au 7 décembre 2025
Horaires : 10h30–18h00 (chaque jour)
Lieu : Salon Blanc de l’Hôtel de Ville, Bergues (59)
Programme :
– Événement Exposition & Concerts
– Ateliers coréens : papier plié, calligraphie, noeuds coréens…
Pendant le Marché de Noël, nous avons installé KOREA BERGUES comme une parenthèse culturelle : une exposition collective portée par OKAP, pensée comme une rencontre entre arts visuels, culture coréenne et partage avec le public. L’objectif était simple : faire voyager sans quitter Bergues, en proposant une Corée vivante, artistique et accessible, entre tradition et création contemporaine.
L’événement s’est articulé autour d’une exposition (œuvres présentées tout au long de la journée) et de rendez-vous plus ponctuels : concerts, moments d’échange, et une programmation pensée pour créer du lien — pas seulement “regarder”, mais aussi participer.
En plus de l’exposition, nous avons proposé des ateliers pour entrer dans la culture par le geste :
Art des nœuds coréens (Maedup) : un savoir-faire délicat, entre décoration et symbolique.
Calligraphie coréenne (Seoye) : travailler le trait, le rythme, l’intention.
Papier plié coréen (Jihwa / paper folding) : explorer la forme, la patience et l’inventivité.
Ces ateliers, organisés sur des créneaux dédiés, ont vraiment donné une dimension chaleureuse à l’événement : enfants, adultes, curieux, passionnés… tout le monde repartait avec une expérience (et pas juste une visite).
Pour cette exposition, j’ai présenté un mélange de pièces déjà montrées lors d’expositions précédentes — notamment les skates, ainsi que des œuvres autour des fleurs — afin de créer une continuité dans mon travail.
Et surtout, j’ai dévoilé quatre nouvelles œuvres autour du tigre coréen, dans un esprit Minhwa revisité : un style noir & blanc, proche de la BD, mais traversé par une énergie plus contemporaine (et parfois plus brute). Dans ces œuvres, les animaux ne sont pas là “pour faire joli” : ils servent à raconter.
Dans la tradition Minhwa, le tigre, la pie ou le lapin fonctionnent un peu comme des personnages de fables : ils représentent la société, ses hiérarchies, ses absurdités, ses travers — une satire populaire, comparable à la manière dont La Fontaine utilisait les animaux pour parler des humains.
J’ai développé cette idée en mélangeant références traditionnelles et codes plus actuels (composition, narration, attitude des personnages), avec une phrase centrale inscrite en coréen : « 호랑이 담배 피우던 시절 », une expression qui correspond à notre « Il était une fois » — littéralement “au temps où les tigres fumaient la pipe”.
Ce décalage (drôle et ancien à la fois) me permet de parler d’histoire, d’héritage, et de contemporanéité sans être figé dans une seule esthétique.
Un grand merci à la Ville de Bergues pour l’accueil dans le Salon Blanc, ainsi qu’aux partenaires et aux personnes qui ont rendu cette programmation possible (exposition + ateliers + concerts). Ce genre d’événement confirme quelque chose d’important : la culture se transmet mieux quand elle se vit, ensemble, dans un lieu ouvert et convivial.