Exposition collective « Coréanie 2 » à la galerie « BDMC » à Paris 15

Exposition collective « Coréanie 2 » à la galerie « BDMC » à Paris 15

Date de l’expo : Du 9 au 15 avril 2025 (11h00–18h30)
Vernissage : Mercredi 9 avril 2025 (18h00–21h00)
Lieu : Galerie BDMC, Village Suisse n°98, 9 rue Alasseur (Place de Lugano), 75015 Paris
Programme :

– Exposition collective OKAP + P. Byrnes

– Ouverture quotidienne : 11h00–18h30

– Vernissage : 18h00–21h00


 

Une nouvelle étape de la Coréanie : exposition, rencontres et énergie collective

Coréanie 2 a été une étape importante dans la continuité du projet : un moment où la Coréanie — ce territoire imaginaire entre la France et la Corée — prend forme au contact du public, des échanges et des œuvres. Présentée à la Galerie BDMC (Paris 15), l’exposition a réuni des pratiques et des sensibilités différentes, mais reliées par une même démarche : questionner l’appartenance, la mémoire, les signes et les héritages, et inventer des formes contemporaines à partir de nos trajectoires.

La galerie a été un cadre idéal pour accueillir cette exposition : un lieu qui met régulièrement en avant des artistes et des dialogues culturels, porté par une équipe attentive, et notamment par sa fondatrice — une galeriste coréenne qui accompagne et soutient activement la scène artistique. Dès l’installation, l’exposition s’est construite dans un esprit très concret : entraide, ajustements, mise en espace, et volonté de proposer un parcours lisible et sensible.

Un vernissage vivant : musique, partage et repas offert

Le vernissage a donné à l’exposition une dimension particulièrement chaleureuse : musique, rencontres, discussions spontanées, et un vrai moment de convivialité. Un repas a été offert grâce au restaurant Misso, ce qui a prolongé les échanges au-delà du simple accrochage : un temps de présence, de partage, où l’art se mélange à la vie. Ce type de soirée compte beaucoup pour un collectif : ce sont des instants où les liens se renforcent, où les œuvres se racontent autrement, et où le public devient partie prenante de l’énergie du projet.

Ce que j’ai présenté : Dancheong, hanji, peinture et objets

Pour Coréanie 2, j’ai présenté un ensemble de pièces qui dialoguent entre motifs traditionnels coréens et supports contemporains, avec un fil conducteur : le Dancheong (단청). Le dancheong est un art décoratif coréen lié notamment à l’architecture (temples, palais), reconnaissable par ses motifs rythmiques, ses couleurs et sa structure. Dans mon travail, il devient un langage graphique que je déplace : je le fais circuler entre peinture, collage, objet, lumière — comme une manière de faire voyager un héritage dans le présent.

Parmi les œuvres exposées, deux skates peints (série Skate Dancheong) proposaient un contraste volontaire : un support urbain et contemporain, associé à un vocabulaire décoratif traditionnel. J’ai aussi présenté une pièce Dancheong – white, un collage et peinture où le blanc agit comme une tension : un espace de silence, de contraste, presque d’effacement, qui met en valeur la structure du motif. Dans la série Hanji’s Light, la lumière devenait matière : des boîtes lumineuses associant bois et papier hanji (papier traditionnel coréen) pour créer des objets à la fois intimes et sculpturaux, entre installation et relique contemporaine. Enfin, un ensemble de cartes encollées (Dancheong’s style) jouait sur la répétition, la variation et le geste : petites pièces multiples qui fonctionnent comme des fragments, des échantillons, des battements.

Aquarelles florales & objets papier : prolonger la Coréanie par la délicatesse

En complément, j’ai présenté quatre aquarelles au format carré autour de fleurs coréennes, ainsi que des marque-pages. Ces pièces apportaient une autre respiration : plus délicate, plus contemplative, comme un contrepoint à l’énergie graphique du dancheong sur supports urbains. L’idée était aussi de montrer que la Coréanie peut prendre plusieurs vitesses : parfois explosive, parfois silencieuse — toujours traversée par des signes et des résonances.

Remerciements : Galerie BDMC & Misso

Un grand merci à la Galerie BDMC pour son accompagnement, son écoute et son aide précieuse tout au long de l’exposition, ainsi qu’à sa fondatrice pour son engagement à faire vivre des expositions et à créer des passerelles culturelles. Merci également au restaurant Misso pour le repas offert lors du vernissage, et à toutes les personnes présentes : artistes, partenaires, visiteurs — pour l’attention, l’énergie et les échanges.