Exposition collective « Itinérances » à la galerie « The muisca » à Paris 4

Exposition collective « Itinérances » à la galerie « The muisca » à Paris 4

Date de l’expo : Du 15 au 17 novembre 2024
Lieu : The Muisca Art Space, 8 rue d’Ormesson, 75004 Paris (Le Marais)
Programme :

– Exposition collective « Itinérances »

– Performance : Poèmes, Musique …


 

Une exposition sur le déplacement : entre villes, cultures et fragments de soi

Itinérances est une exposition qui parle du mouvement : le fait de traverser des lieux, mais aussi de traverser des états. Voyager, revenir, repartir… et se construire dans cet aller-retour. Ici, l’itinérance n’est pas seulement géographique : elle est aussi intérieure, faite de détails et de signes qui déclenchent une connexion intime. Un reflet dans une flaque, un avion dans le ciel, une marque dans la rue… parfois, un seul indice suffit pour relier un “ici” à un “ailleurs”.

Mon approche : graffiti, objet peint et papier plié

Pour cette exposition, j’ai présenté un ensemble d’œuvres qui traduisent une errance entre deux pôles — Paris et Séoul, Séoul et Paris — et ce que ce trajet produit en nous. Le graffiti à la bombe, la peinture et le papier plié se répondent : l’un porte l’énergie urbaine du geste, l’autre la fragilité du souvenir, et le troisième une dimension tactile et presque rituelle du temps. L’ensemble fonctionne comme une cartographie personnelle : des traces qui racontent comment deux cultures peuvent coexister en nous, avec leurs similitudes, leurs chocs et leurs échos.

Aquarelles : une série de 4 œuvres comme carnet de route

J’ai exposé une série de quatre aquarelles intitulée Itinérance / 로밍 (Roming). Construites à partir d’observations simples — une lumière, une forme, un détail du quotidien — elles deviennent des repères sensibles : des moments où l’on sent qu’un souvenir se rallume. La série pose une question directe : où sommes-nous ? qui sommes-nous ? et montre que l’identité se compose parfois par petites touches, comme l’aquarelle : par couches, transparences, hésitations et reprises.

Bombes peintes : l’outil devient œuvre

Un autre axe de ma présentation portait sur des bombes de peinture transformées en œuvres. L’objet utilitaire — cabossé, marqué, presque voué au recyclage — devient une toile. La bombe n’est plus seulement l’outil du graffiti : elle est peinte, elle change de statut, et raconte une autre itinérance : celle d’un objet qui a vécu et qui continue son chemin autrement. Cette inversion est volontaire : l’éphémère se fige, la trace devient précieuse, et l’outil devient mémoire.

Livre en papier plié & socle en hanji : un objet-passage

J’ai également présenté un livre en papier plié (Livre dont je suis l’auteur), accompagné d’un socle habillé de hanji (papier traditionnel coréen). Cette pièce introduit une autre temporalité : plus silencieuse, plus méditative. Le pliage, la matière, la structure et la lumière intégrée forment un objet-passage, entre artisanat et installation contemporaine. Là encore, l’itinérance se lit comme un récit qui se plie, se déplie, s’ouvre et se referme — comme la mémoire elle-même.